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Parcours philatélique de Michel L. Fréchette
2e Vice-président

 

J’ai le plaisir d’être maintenant un retraité actif et de jouir pleinement de pouvoir étaler des lots de timbres et des collections accumulées dans le temps et dans de nombreux séjours à l’étranger. La philatélie, débutée il y a plusieurs décennies grâce au bon thé LIPTON qui fournissait un album rouge et noir et des petits lots de timbres, a toujours été présente dans mon univers, qu’elle fût en arrière-plan ou active. Pendant plusieurs années de carrière professionnelle et familiale, on pouvait parler d’accumulation plutôt que de collections. À l’instar d’un REER qui se bonifie en vue de la retraite, la philatélie constitue une réserve dans le présent et pour le futur.

On a tous fait nos classes dans la discipline et tout est encore à découvrir car la philatélie est un creuset où s’entremêlent les sciences, les arts, la culture et le discours social. Au départ, c’est la philatélie 101 et on collectionne le monde entier incluant les pays abusifs d’émissions proposés sur approbation. Puis vient Philatélie 102 avec les instruments, les catalogues, les bonnes et les mauvaises adresses, les clubs et inévitablement, de nombreux choix à faire par la limite des moyens.

La recherche de satisfaction nous guide vers des préférences et des coups de cœur. Dans mon cas, c’est l’Algérie avec ses incroyables colis postaux et les « precancels » des États-Unis qui sont à eux-seuls un défi pour la patience, la discipline et la persévérance. Cependant, les timbres en taille-douce seront toujours pour moi des œuvres d’art qui méritent notre admiration par la maîtrise du geste à travers le temps.

On comprendra qu’habitant en région (la Gaspésie), la possibilité de contact et d’échange avec les distances à parcourir devenait un obstacle sérieux au plaisir de la discipline. Sur la base du constat qu’aucun club n’existait, j’ai décidé avec un collègue de régler la question en fondant en 2015 un club (Club philatélique et numismatique de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine). De collectionneur, je suis devenu gestionnaire et prospecteur de philatélistes et de numismates. Les deux disciplines se côtoient et s’enrichissent. Le CPN-GIM dispose d’un statut légal d’OBNL d’un CA et d’une AG. Outre ses rencontres mensuelles, Il organise des Salons des Collectionneurs, il collabore avec des musées et il est ouvert à toute la communauté en étant partenaire avec les organismes publics.

Ma venue au CA de la FQP repose sur une résolution de notre Club qui m’y délègue et a été dictée par la volonté de désenclaver les régions et de contribuer à structurer la discipline par le renforcement technique et financier des Clubs-membres. Nous croyons que la philatélie est intergénérationnelle et multiculturelle. Elle se doit d’être accessible à tous comme ce fut déjà le cas. Loin de l’élitisme et de la pratique « extrême », elle doit être présente sur la place publique en gagnant les cœurs.